CHIRURGIE DIGESTIVE ROUEN
DOCTEUR MAILLOCHAUD - CLINIQUE DE L'EUROPE
LA PANCRÉATITE AIGUE
LA PANCRÉATITE CHRONIQUE
LE CANCER DU PANCREAS
MALADIES RARES DU PANCRÉAS
DUODENOPANCRÉATECTOMIE CÉPHALIQUE
SPLÉNOPANCRÉATECTOMIE GAUCHE
LES AUTRES PANCRÉATECTOMIES
LE CANCER DU PANCREAS

Les tumeurs du pancréas sont classées en tumeurs exocrines, développées aux dépends des canaux du pancréas et tumeurs endocrines, développées aux dépends des cellule endocrines du pancréas. L'adénocarcinome canalaire est la tumeur la plus fréquente (80 % des tumeurs pancréatiques). 

Le cancer du pancréas touche un peu plus souvent l'homme que la femme avec une
fréquence qui augmente avec l'âge (pic de fréquence à 75 ans pour l'homme, 80 ans pour la femme). Le cancer du pancréas est responsable de 2500 décès par an en France.

Les facteurs favorisants connus sont une pancréatite chronique (alcoolique, tropicale, ou dans le cadre d'une mucoviscidose) et le tabagisme. l'obésité est également un facteur de risqueDes formes familiales existent mais les gènes concernés restent inconnus.


QUELS SONT LES SIGNES DU CANCERS DU PANCRÉAS ?

En raison de sa localisation profonde dans l'abdomen et du peu de répercussion initial lié au développement de la tumeur,  les circonstances de découverte de l'adénocarcinome du pancréas sont presque toujours liées à son extension.

- les adénocarcinomes de la tête du pancréas se révèlent par une jaunisse (ictère), d'apparition progressive, sans fièvre, ni douleur. Ils peuvent également être révélés par des douleurs, parfois intenses, localisées sous le sternum (région épigastrique), avec une irradiation dorsale et par une altération de l'état général et une perte de poids.

- les cancers de la partie gauche du pancréas (corps et queue) sont plus rares et se manifestent plus tardivement par des douleurs liées à l'envahissement postérieur du plexus solaire. L'altération de l'état général est souvent majeure. Il arrive que l'on palpe une masse abdominale ;

- l'apparition ou l'aggravation d'un diabète, initialement non insulino-dépendant, doit faire évoquer ce cancer chez un homme de plus de 40 ans sans antécédent familial de diabète et sans obésité.

- Dans plus de 90 % des cas, le diagnostic d'adénocarcinome est fait à un stade où plus aucun traitement chirurgical à visée curative n'est possible en raison de métastases ou d'un envahissement d'un vaisseau majeur.


COMMENT EST RÉALISER LE DIAGNOSTIQUE DE CANCER DU PANCRÉAS ?

- L'échographie abdominale est l'examen de première intention. Elle montre une dilatation de l'ensemble des voies biliaires et éventuellement la tumeur. L'échographie peut aussi montrer des métastases hépatiques.

- Le scanner abdominal permet le diagnostic et le bilan d'extension. La tumeur est visualisée dans plus de 90%. Cet examen permet de rechercher une extension du cancer aux ganglions, aux vaisseaux passant à proximité du pancréas (vaisseaux mésentériques irriguant l'intestin grêle), au péritoine lorsqu'il existe une ascite (présence de liquide dans la cavité abdominale), au foie et au poumon (scanner thoracique).

- L'échoendoscopie. Il s'agit d'un examen réalisé sous anesthésie générale. Une sonde d'échographie est descendue par la bouche jusqu'au duodénum et permet une étude précise de la tumeur et surtout d'un éventuel envahissement des vaisseaux mésentériques. Cet examen permet également d'effectuer un prélèvement de la tumeur permettant d'avoir une preuve du cancer.

- Le dosage dans le sang du Ca 19.9. Il s'agit d'un antigène dont le taux dans le sang est souvent augmenté dans les cancer du pancréas.


QUAND PEUT ON OPERER UN CANCER DU PANCRÉAS ?


Une intervention n'est proposé que si le cancer est localisé au pancréas, c'est à dire lorsqu'il n'existe pas d'ascite, pas de métatase hépatique et pas d'envahissement de l'artère mésentérique. Il s'agit d'une maladie grave puisque 10% seulement des patients pourront être opérés.

Le type d'intervention va dépendre de la localisation de la tumeur. Lorsqu'elle siège dans la tête du pancréas, l'intervention effectuée est une
duodénopancréatectomie céphalique. Lorsque la tumeur siège au niveau du corps ou de la queue du pancréas, l'intervention réalisée est une splénopancréatectomie gauche.  Une endoprothèse biliaire (sorte de petit tuyau) est parfois posée dans le cholédoque avant l'intervention, par endoscopie. Cette prothèse permet la disparition de l'ictère (jaunisse).


QUELLE EST LA PLACE DE LA CHIMIOTHÉRAPIE ET DE LA RADIOTHÉRAPIE :

- En situation adjuvante, c'est à dire après l'intervention chirurgicale :
En fonction des résultats histologiques, une chimiothérapie vous sera proposée. Plusieurs protocoles peuvent être réalisés. Ils vous seront expliqués par l'Oncologue de notre établissement que vous rencontrerez en consultation. Ce traitement pourra parfois être associé à une radiothérapie.


- En situation palliative, c'est à dire sans intervention chirurgicale :
Si votre état général le permet, une chimiothérapie vous sera proposée. Les modalités du traitement vous serons expliquées par notre Oncologue. Cette chimiothérapie sera précédée de la pose d'un endoprothèse biliaire qui permettra de faire disparaître la jaunisse.